Make (Integromat) : tout savoir sur cet outil d'automatisation

Make est l’outil d’automatisation qu’on utilise sur la majorité de nos projets chez Scroll. Interface visuelle claire, traitement de données puissant, intégration des modèles IA : voici tout ce qu’il faut savoir sur Make en 2026, tarifs à jour et cas d’usage réels inclus.

Make ou Integromat : quelle différence ?

Réponse courte : c’est le même outil. Make et Integromat sont un seul et même produit. En 2022, après le rachat par Celonis, Integromat a changé de nom, de logo et d’interface pour devenir Make. Les fonctionnalités de base restent les mêmes, avec des ajouts réguliers depuis.

Si vous trouvez encore des tutoriels «Integromat» en ligne, ils s’appliquent à Make. Les noms changent parfois dans l’interface, mais la logique reste identique. Le terme Integromat apparaît encore dans certains articles anciens : ignorez-les pour la partie tarifs et fonctionnalités.

Make, c’est quoi exactement ?

Make est un outil d’automatisation no-code. Vous connectez des applications entre elles, définissez un déclencheur (trigger) et une séquence d’actions : quand X se passe dans l’app A, Make exécute Y dans l’app B, puis Z dans l’app C. Aucun code requis.

Ce qui distingue Make de Zapier ou d’autres outils similaires, c’est son interface visuelle en flowchart. Chaque scénario se lit comme un schéma. Quand le flux dépasse cinq étapes, avec des branches conditionnelles ou des transformations de données, Make reste lisible là où Zapier devient difficile à maintenir.

Make se connecte à plus de 1 700 applications : Gmail, Slack, Notion, Airtable, HubSpot, Stripe, Shopify, et la grande majorité des CRM ou outils SaaS du marché.

Make en 2026 : tarifs et nouveautés

Tarifs Make 2026

Make a restructuré sa facturation en 2024. Le système de scénarios (un scénario = un flux) a été remplacé par des crédits, qui mesurent le volume d’opérations exécutées.

Forfaits actuels :

- Plan gratuit : 1 000 crédits/mois. Idéal pour tester un workflow simple.

- Core : 10,59 ¤/mois. 10 000 crédits, 2 utilisateurs actifs, webhooks personnalisés.

- Pro : 18,82 ¤/mois. Données en temps réel, priorité d’exécution, fonctions avancées.

- Teams : 34,12 ¤/mois. Utilisateurs illimités, support prioritaire, gestion des équipes.

Un abonnement annuel donne 15 % de réduction. Les crédits supplémentaires s’achètent à la demande sans changer de plan.

Make et les modèles IA en 2026

Depuis 2024, Make intègre des modules pour GPT, Claude et Gemini directement dans les scénarios. Un flux peut faire analyser un document par un modèle IA, récupérer la réponse structurée, et la passer à l’étape suivante du workflow sans sortir de Make.

Le MCP (Model Context Protocol) publié par Anthropic en 2024 a simplifié ces intégrations. Make supporte MCP, ce qui permet de connecter Claude à n’importe quelle source de données dans un scénario standardisé.

Trois cas concrets qu’on met en production chez nos clients :

- Tri intelligent d’emails : Claude lit chaque message entrant, le classe (prospect, facture, SAV) et route vers le bon workflow Make.

- Résumé automatique de documents : un PDF arrive dans Google Drive, Make le passe à Claude, récupère un résumé structuré et crée une tâche Notion.

- Rédaction assistée : un formulaire de contact est analysé par un modèle IA, qui pré-rédige une réponse personnalisée pour validation humaine.

Make vs les alternatives en 2026

Make vs Zapier

Zapier reste la référence en volume d’intégrations (7 000+) et la plus simple à prendre en main. Son interface linéaire convient bien pour des workflows courts. Make devient pertinent dès que le flux grandit : branches conditionnelles, itérateurs, agrégateurs, webhooks personnalisés dès le plan gratuit.

Sur un flux de 10 étapes exécuté 200 fois par jour, Zapier consomme 60 000 tâches par mois. Sur Make, c’est une fraction selon les opérations réelles. À volume équivalent, Make revient souvent moins cher sur les projets actifs.

À lire : notre comparatif Make vs Zapier avec des exemples de flux réels.

Make vs n8n

n8n est l’alternative open source qui monte. Il s’auto-héberge sur votre propre serveur (gratuit et illimité, environ 20 à 40 $/mois pour un VPS en production) et dispose d’une vingtaine de nœuds IA natifs. Il est plus puissant pour les équipes techniques qui veulent garder la main sur leurs données et scripter des comportements avancés.

Make garde l’avantage sur l’ergonomie. Pour une équipe mixte (tech et non-tech qui collaborent sur les mêmes scénarios), Make reste le choix le plus cohérent. n8n nécessite quelqu’un capable de gérer l’infrastructure et les mises à jour.

Pour un panorama complet des outils disponibles, voyez notre article sur les outils d’automatisation en 2026.

Pour qui est fait Make ?

Make convient bien aux équipes mixtes qui veulent des workflows lisibles sans écrire de code, aux projets avec beaucoup de données à transformer (filtres, agrégations, conversions), aux scénarios avec plusieurs branches logiques, et aux projets qui intègrent des modèles IA dans des workflows plus larges.

Make convient moins bien si votre équipe est 100% technique et veut un contrôle total sur l’hébergement : n8n self-hosted sera plus adapté. Si vous démarrez l’automatisation sans besoin complexe : Zapier suffira pour les premiers flux.

Scroll accompagne vos projets Make

Chez Scroll, on a créé l’agence Make, une équipe dédiée aux projets d’automatisation. On conçoit des flux qui tiennent en production : documentation, gestion des erreurs, alertes, reprise sur incident. On maîtrise Make, n8n, Zapier et l’intégration de modèles IA (Claude, GPT) dans les workflows. Si vous avez un back-office à fiabiliser, un flux IA à intégrer, ou un projet no-code à reprendre, contactez-nous pour en parler.

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Make vs n8n : lequel choisir ?
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Si votre équipe est mixte (tech et non-tech) et que vous avez besoin de scénarios lisibles sans code : Make. Si vous avez une équipe technique, des contraintes de souveraineté des données et des volumes importants : n8n self-hosted. Make est plus simple à maintenir en équipe. n8n est plus flexible sur les configurations avancées et ne facture pas à l'étape.

Make est-il difficile à prendre en main ?
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Make a une courbe d'apprentissage plus longue que Zapier, mais son interface visuelle reste lisible. Comptez quelques heures pour un premier scénario simple, quelques jours pour maîtriser les filtres, itérateurs et gestion des erreurs. La communauté Make (forums, templates) accélère beaucoup la montée en compétence. Se faire accompagner sur le premier projet réduit les erreurs de structure qui coûtent cher à corriger plus tard.

Make ou Zapier : lequel choisir ?
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Zapier si vous démarrez et voulez aller vite : 7 000+ intégrations, interface simple, communauté énorme. Make si vos flux sont complexes ou si vous traitez beaucoup de données (filtres, itérateurs, agrégateurs). Côté coût, Make est plus avantageux sur les gros volumes car il facture au crédit et non à la tâche.

n8n est-il vraiment gratuit ?
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Oui en auto-hébergement : vous installez n8n sur votre propre serveur (compter 20 à 40 $/mois pour un VPS en production), vous avez des workflows et exécutions illimités. La version cloud gérée par n8n démarre à 24 €/mois pour 2 500 exécutions. Le modèle compte une exécution par workflow complet, pas par étape.

Quels outils d'automatisation supportent l'IA en 2026 ?
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Les trois majeurs intègrent des modèles IA nativement. n8n a une vingtaine de nœuds IA (OpenAI, Anthropic, Hugging Face). Zapier a déployé MCP (Model Context Protocol) dans tous les forfaits en 2025. Make a ajouté des modules pour GPT, Claude et Gemini. Pour scripter des agents plus avancés, Pipedream reste le plus flexible grâce à son support JavaScript et Python.

Publié par
Équipe Scroll
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