On nous demande souvent si l’IA sert juste à aller plus vite. Chez Scroll, on l’utilise surtout pour livrer plus vite sans rendre le produit fragile.
Ce que ça change pour vous
Quand l’IA est bien utilisée, elle réduit deux sources de perte de temps : le flou au départ, et les surprises en cours de route.
Clairement, vous gagnez sur trois points.
D’abord, le cadrage est plus net. On coupe plus vite dans le bruit. On sort un périmètre MVP plus clair, avec des critères d’acceptation plus précis.
Ensuite, on voit les blocages plus tôt. Pas au moment de la recette, quand tout coûte plus cher à corriger. Dès le cadrage, on pousse des scénarios, y compris les cas limites.
Enfin, on itère plus vite sur le concret. Prototypes, composants, documentation, tests. L’IA accélère la production de matière, puis l’équipe la transforme en livrables fiables.
Si je devais résumer avec des chiffres simples, ce sont nos ordres de grandeur cibles sur des projets web et apps métiers classiques :
- 20 à 40% de temps en moins sur la phase de cadrage, à périmètre équivalent
- un MVP qui sort souvent 2 à 4 semaines plus tôt, parce que les décisions arrivent plus vite
- moins de rework en fin de projet, car les cas limites ont été traités avant de coder
Ce sont des fourchettes. Elles dépendent du contexte, de la réactivité côté client, et des contraintes SI. Mais la logique reste la même : on accélère le chemin critique, pas la quantité de livrables.
Ce que l’IA ne fait pas chez Scroll
C’est important de le dire clairement, car c’est là que la qualité se joue.
L’IA ne décide pas du produit. Elle propose. Elle aide à explorer. Les arbitrages restent humains, et ils sont tracés.
L’IA ne remplace pas la connaissance métier. Une app métier, c’est des règles, des exceptions, des droits, des responsabilités. Ça ne se devine pas.
L’IA ne valide pas la qualité. Chez nous, la qualité est un processus. Il y a des contrôles, des tests, des revues, des critères de fin. On ne “croise pas les doigts” en espérant que ça passe.
Notre principe : accélérer la clarté avant d’accélérer le code
Beaucoup de projets ne dérapent pas à cause du développement. Ils dérapent à cause d’un départ flou.
On a tous vu ces symptômes : une maquette validée, puis une règle métier oubliée. Une intégration externe qui bloque au dernier moment. Un tableau qui devient lent quand il passe de 500 lignes à 50 000.
L’IA nous aide à mettre ces sujets sur la table très tôt. Pas pour faire peur. Pour sécuriser.
On utilise une approche simple : on investit plus d’énergie sur les questions qui, si elles arrivent tard, coûtent très cher.
Le pipeline Scroll : où l’IA intervient, et où l’humain tranche
Pour être clair, voici notre chaîne de delivery. Je la décris sans jargon.
On part d’un besoin business. On le transforme en décisions. Puis en livrables.
L’IA intervient surtout sur quatre tâches : structurer, explorer, rédiger, assister la production. L’équipe, elle, garde la responsabilité : choisir, valider, tester, livrer.
Ce découpage évite deux pièges classiques : produire vite des choses inutiles, ou produire vite des choses instables.
Cadrer plus vite, sans cadrer au rabais
Le cadrage, c’est là où se joue le calendrier. Si vous gagnez une semaine ici, vous en gagnez souvent trois plus tard.
Notre objectif est de sortir rapidement quatre éléments actionnables :
- un périmètre MVP qui tient la route
- des critères d’acceptation compréhensibles par tous
- une liste claire des dépendances et des risques
- un plan de livraison par lots
L’IA nous aide à condenser l’information. Après un atelier ou une série d’échanges, elle nous permet de produire une synthèse structurée en peu de temps. Mais la synthèse n’est pas “automatique”. On la relit, on la challenge, on la complète.
En pratique, sur beaucoup de missions, on vise un cadrage en 3 à 7 jours ouvrés. C’est une cible. Ce qui compte, c’est le résultat : moins d’aller-retours et moins d’ambiguïtés.
Anticiper les blocages dès le cadrage, en poussant les scénarios
C’est un de nos usages les plus utiles, et pourtant le plus simple à expliquer.
On prend votre besoin, puis on force l’exploration des scénarios. Pas seulement le “happy path”. Les cas qui arrivent un vendredi à 18h. Les erreurs d’entrée. Les droits d’accès. Les états incomplets. Les imports. Les doublons.
L’IA nous aide à générer une liste de situations plausibles, très large, très vite. Ensuite, on fait le tri. On garde ce qui est réel pour votre métier.
Ce travail a deux effets mesurables.
Le premier, c’est qu’on réduit les surprises techniques. Une intégration externe, par exemple, n’est plus une ligne dans un coin du backlog. On sait ce qu’elle implique.
Le second, c’est qu’on écrit de meilleurs critères d’acceptation. Résultat : moins de malentendus, donc moins de rework.
Sortir un MVP plus rapidement, sans livrer un produit fragile
Chez Scroll, “MVP” ne veut pas dire “bâclé”. Ça veut dire “le plus petit produit qui apporte une valeur claire, avec une qualité non négociable sur les points critiques”.
On fixe tôt ce qui ne se négocie pas. Par exemple : la sécurité de base, la fiabilité des règles métier, des temps de réponse acceptables sur les parcours clés.
Ensuite, on réduit le périmètre. On ne réduit pas les fondamentaux.
L’IA aide beaucoup sur la priorisation et la clarté des user stories. Elle aide à reformuler, à découper, à identifier les dépendances. Mais la priorisation, elle, reste une décision. Et on l’assume avec vous.
Prototyper plus vite pour valider, pas pour faire joli
Un prototype sert à trancher. Il ne sert pas à rassurer.
Quand on utilise des outils de prototypage rapide, comme Lovable, l’objectif est simple : rendre une idée testable. On veut une version qui permet de dire “oui” ou “non” à une hypothèse.
On évite aussi un piège fréquent : le prototype trompeur. Celui qui donne l’impression que tout est prêt, alors que la réalité SI, la data, les droits, et la performance n’ont pas été traités.
Pour éviter ça, on garde une règle : tout prototype est accompagné de ses limites. Ce qui est validé, ce qui ne l’est pas, et ce qui dépend de contraintes techniques.
Coder des composants plus vite, avec des garde-fous
On utilise l’IA pour accélérer la production de composants, surtout quand il y a de la répétition. Formulaires, tableaux, états vides, modales, variantes d’affichage.
Mais il y a une nuance importante : générer du code vite n’est pas un gain, si ça crée de la dette.
Donc on encadre. On impose des conventions. On fait des revues. On teste ce qui est critique.
Dans notre standard interne, une contribution n’est pas “finie” parce qu’elle s’affiche. Elle est finie quand elle passe un ensemble de contrôles, souvent simples, mais systématiques : lisibilité, cohérence, gestion des erreurs, performances de base, et tests sur la logique importante.
Sur des projets avec beaucoup d’UI, cette approche fait souvent gagner plusieurs jours, parfois plus, parce qu’on évite les refontes de composants mal pensés.
Plugins et IA intégrée : le gain est réel, si on sait où l’utiliser
Il y a de plus en plus de plugins et d’outils avec IA intégrée. Le danger, c’est de les utiliser partout.
Nous, on les utilise là où ils excellent : accélérer les déclinaisons, enrichir des contenus non sensibles, produire des variantes, proposer des pistes, documenter.
Et on les évite là où le risque est trop fort : décisions métier, règles de calcul, sécurité, gestion des données sensibles.
Ce positionnement est volontaire. Il protège la qualité, et il protège aussi votre confiance.
Qualité, sécurité, confidentialité : nos règles sont simples
On nous pose souvent la question des données. C’est normal.
Notre règle de base, c’est la minimisation. On ne partage pas ce qui n’est pas nécessaire.
On évite d’envoyer des informations sensibles dans des outils externes. On anonymise quand on doit illustrer un cas. On retire les identifiants, les noms, les données perso. Et on travaille avec des extraits représentatifs, pas avec vos données brutes.
Côté qualité, on applique aussi une règle simple : l’IA peut accélérer la production, mais la responsabilité reste humaine. Les choix d’architecture, les validations, et les décisions d’arbitrage sont revus et assumés par l’équipe.
Trois exemples typiques, vus côté terrain
Voici des situations qu’on rencontre souvent. Je les décris sans entrer dans des détails confidentiels.
Premier cas : un cadrage qui aurait pu partir en tunnel.
Le besoin semble clair. Puis on découvre tard des exceptions métier. Avec une exploration de scénarios dès le départ, on identifie ces exceptions avant de coder. On évite ainsi une refonte en recette, qui coûte souvent plus d’une semaine.
Deuxième cas : une interface où l’enjeu est l’adoption.
Avant de développer, on prototype vite et on fait réagir. On apprend en quelques jours ce qui aurait pris un mois à découvrir en production. Le code qui suit est plus simple, car il colle à un usage validé.
Troisième cas : un back-office avec beaucoup de composants récurrents.
On accélère la création des composants, mais surtout, on stabilise un design system et des patterns. Résultat : la vitesse augmente au fil du projet, au lieu de baisser.
Ce dont on a besoin pour aller vite, sans vous épuiser
Livrer vite, c’est aussi une façon de travailler.
On avance mieux quand il y a un sponsor qui arbitre. Pas tous les jours. Mais quand il faut choisir.
On avance mieux quand les contraintes sont posées tôt. SI, sécurité, outils existants, règles métier. Même si c’est inconfortable au début, ça fait gagner du temps ensuite.
On avance mieux quand on valide par lots courts. Une validation à la fin coûte cher. Une validation régulière coûte peu.
Pourquoi cette approche renforce la qualité au lieu de la réduire
On pourrait croire que l’IA pousse à aller vite et à bâcler. En réalité, bien utilisée, elle pousse à formaliser.
Elle oblige à écrire ce qu’on fait. Elle rend visible ce qui était implicite. Elle incite à tester des scénarios qu’on oublie sinon.
Et surtout, elle libère du temps pour ce qui compte vraiment : comprendre votre métier, faire des choix propres, et livrer un produit qui tient dans la durée.
Pour aller plus loin
Chez Scroll, l’IA n’est pas un raccourci. C’est un levier pour clarifier plus tôt, décider plus vite, et produire avec des garde-fous.
Si vous cherchez un partenaire qui accélère sans sacrifier la robustesse, notre méthode est faite pour ça. Elle n’a rien de magique. Elle est surtout disciplinée, mesurée, et orientée résultat.
Faq






